Après cet épisode de burn-out, j’ai relu Avoir le courage de ne pas être aimé, un livre que j’avais rapporté de chez moi. Je me suis rendu compte que toutes les impasses auxquelles j’avais été confronté au travail pouvaient trouver une solution dans ce livre. Depuis mon retour à la vie professionnelle, je mets également en pratique ses enseignements. J’aimerais partager ici les réflexions qui m’ont le plus marqué, dans l’espoir qu’elles puissent vous être utiles.
Toutes nos préoccupations trouvent leur origine dans les relations humaines. Si l’on se sent seul, ce n’est pas parce que l’on est seul, mais parce que l’on se sent rejeté par son entourage ou par la communauté.
Pour être libre, il faut avoir le courage de ne pas être aimé, même s’il est tout à fait naturel de vouloir plaire aux autres.
Mais le fait que les autres vous aiment ou vous détestent relève de leur propre responsabilité, et vous ne pouvez pas le contrôler. Si vous cherchez constamment à être aimé ou à obtenir l’approbation d’autrui, vous vivrez toujours selon les valeurs des autres, sans pouvoir mener votre propre vie.
L’essentiel ne devrait donc pas être de rechercher l’approbation des autres, mais de progresser et de grandir continuellement. Il n’y a rien de grave à éprouver parfois un sentiment d’infériorité, mais il faut le transformer en moteur de progrès afin de favoriser son propre développement.
Votre vie est le résultat de vos choix. Il faut prendre conscience que ne pas changer est également un choix, car changer exige énormément de courage.
Le travail est un moyen d’exprimer sa valeur au sein de la société ou d’une communauté. Mais si vous ne parvenez pas à trouver un sentiment de valeur dans une petite communauté, comme une entreprise, vous pouvez porter votre regard vers une communauté plus vaste et exprimer votre valeur dans un horizon plus large.
Il faut avoir le courage de changer ce qui peut l’être et d’accepter ce qui ne peut pas l’être, ainsi que la sagesse de distinguer l’un de l’autre.
Ne vous demandez pas ce que vous pouvez obtenir des autres, mais plutôt quelle valeur vous pouvez leur apporter.
Il faut établir avec chacun des relations horizontales et égalitaires, plutôt que des relations verticales fondées sur un sentiment de supériorité ou d’infériorité. Même si l’entreprise est organisée selon une hiérarchie, sur le plan humain, vous êtes l’égal de tous. Face à une injustice, vous devez également avoir le courage de dire « non ».
Ne rivalisez avec personne. Cherchez plutôt à vous dépasser sans cesse. Ne vous comparez pas aux autres, mais à votre « moi idéal ». Dès que l’on adopte un esprit de compétition, les préoccupations apparaissent. Il faut considérer chacun comme un « partenaire » appartenant à différentes communautés.
Aussi difficile soit une relation, il ne faut pas la fuir, mais l’affronter avec courage. Même si cela finit par nécessiter de couper cette relation d’un coup de ciseaux, il faut y faire face. La pire attitude consiste à rester immobile et à ne pas avancer.
N’essayez pas de changer les autres et n’attendez pas que la situation change d’elle-même. Ayez plutôt le courage de faire le premier pas et de vous changer vous-même. Qu’il s’agisse de vous améliorer, de nouer une relation ou d’y mettre fin, c’est à vous de commencer par amorcer le changement.
Ne vivez pas pour répondre aux attentes des autres, et acceptez également que les autres ne vivent pas pour répondre aux vôtres. Vous devez vivre selon vos propres convictions.
