Comme mon petit ami et moi aimons tous les deux voyager, mais que nous n’aimons pas retourner dans des endroits que nous avons déjà visités, nous avons finalement choisi ce pays peu touristique, car il y fait assez chaud et qu’on peut aussi y observer des baleines.

Mais cette année, les baleines ont migré plus tôt et, lorsque nous y sommes allés, il n’était déjà plus possible d’en voir. La meilleure période pour les observer devrait se situer entre la mi-mars et la mi-mai, avril étant le mois idéal. On peut également y voir des tortues pondre leurs œufs et, en juillet et août, assister au spectacle impressionnant des bébés tortues qui sortent de leur coquille et gagnent la mer les uns après les autres.

Nous sommes allés à Boa Vista, où l’économie repose principalement sur le tourisme. Il y a du désert partout et très peu de végétation. Lors de notre excursion d’une journée dans le sud de l’île, nous avons aperçu quelques ânes et antilopes.

Comme la destination reste assez peu touristique, le secteur du tourisme y est encore relativement authentique. Les écarts de prix entre les différentes agences peuvent atteindre 15 euros, et les taxis n’utilisent pas de compteur. Quoi que l’on fasse, il faut savoir négocier.

Nous y sommes restés trois jours et demi, soit cinq jours au total en comptant les trajets aller-retour depuis Paris, et cela nous a semblé suffisant.

Les habitants de l’île sont très simples et chaleureux. Même si leur anglais est limité, beaucoup parlent portugais — après tout, le pays est une ancienne colonie portugaise — et français, car il se trouve tout près du Sénégal, un pays francophone.

Le soleil tape assez fort, alors il faut absolument bien mettre de la crème solaire.

L’île est entourée par l’océan Atlantique. Les vagues sont particulièrement fortes et l’eau assez froide, ce qui la rend peu propice à la baignade. C’est également à cause de cette forte houle que de nombreux navires ont fait naufrage près de l’île au cours de l’histoire.

Le musée mérite une visite. L’entrée coûte 7 euros et des guides proposent sur place des explications en anglais, en français ou en portugais, même s’il n’y a qu’une ou deux personnes. On peut y découvrir en détail l’histoire cruelle du Cap-Vert, autrefois plaque tournante de la traite des esclaves noirs, ainsi que la brutalité de l’industrie baleinière.

Les routes sont pavées de pierres volcaniques, car on en trouve très facilement. Partout, on voit des bâtiments ou des murs en construction, ou laissés inachevés à mi-parcours.

Dans le centre-ville, plusieurs petits bazars sont tenus par des Chinois. On y trouve de nombreux produits fabriqués en Chine et au Brésil. Les tricycles fabriqués en Chine sont également omniprésents, et l’on peut même entendre le familier « Attention, véhicule en marche arrière ».

Ce n’est qu’une fois sur place que j’ai appris que le Cap-Vert n’était qu’à six heures d’avion du Brésil. Même si je ne recommande pas de se rendre au Cap-Vert uniquement pour cette destination, c’est en revanche une bonne option comme escale vers l’Amérique du Sud.

Le dernier jour, nous sommes allés nous faire masser. Elles semblaient ne pratiquer que le massage aux huiles essentielles. Avant de partir, je leur ai donc présenté le massage thaïlandais, que je connais bien, et leur ai montré au passage quelques techniques. Elles se sont toutes montrées très étonnées.

Nous avons passé deux jours dans un hôtel en formule tout compris, ce qui nous a permis de découvrir une nouvelle expérience. J’en parlerai spécialement la prochaine fois.