Très peu de gens voyagent de Paris à Athènes, si peu que mon vol de l’après-midi a été annulé et que ses passagers ont été regroupés avec ceux du vol du soir. Malgré cela, j’ai constaté qu’environ un tiers des sièges de l’avion étaient encore vides, sans doute parce que la haute saison était terminée. Voyager à la fin du mois de septembre a été une excellente expérience. C’est vraiment comme tout le monde le dit : il y a moins de touristes qu’en juillet et en août, mais le temps reste agréable.
Il n’y a pas de réseau dans le métro d’Athènes. Le temps d’attente prévu avant l’arrivée du métro est indiqué à la minute et à la seconde près. Les panneaux des escalators précisent même leur sens de circulation, montant ou descendant, et on peut entrer et sortir de la station directement avec une carte Visa.
L’Acropole possède un riche patrimoine historique. Les temples eux-mêmes sont très délabrés, mais lorsqu’on se tient devant eux, ils restent impressionnants. De plus, tout autour de l’Acropole sont plantés des oliviers : des branches d’olivier associées aux cariatides, difficile de faire plus athénien. Les spectacles de rue au pied de l’Acropole sont également d’un très haut niveau ; ils m’ont même davantage émerveillée que le concert auquel j’ai assisté dans le théâtre de l’Acropole. Par ailleurs, en descendant par la route qui longe l’Acropole, on trouve de nombreux stands de bijoux et d’accessoires qui valent le détour. En continuant, on arrive au quartier des bars, très animé.
À Athènes, j’ai participé à une rencontre réunissant des habitants et des expatriés. Si vous avez le temps, allez absolument à ce genre d’événement : on peut y rencontrer des personnes intéressantes, obtenir beaucoup d’informations et élargir ses horizons. J’y ai appris que les salaires locaux sont bas, mais que la pression l’est aussi. En revanche, de nombreux nomades numériques qui gagnent leur vie en devises étrangères ainsi que des retraités viennent acheter un logement, s’installer et consommer à Athènes, car la ville offre des avantages intéressants aux retraités, un coût de la vie peu élevé, un climat agréable et beaucoup de soleil.
D’après mes observations, le nombre de fumeurs rivalise avec celui de Paris. Les Athéniens sont chaleureux et serviables, mais il faut être la personne qui engage la conversation. Dès qu’on prend l’initiative d’établir un contact avec eux, ils répondent tous très amicalement.
Tout le monde est couche-tard : à minuit, leur vie nocturne ne fait que commencer. Le samedi soir, le métro fonctionne même 24 heures sur 24. Pendant mon séjour à Athènes, j’ai marché seule la nuit tous les jours. Même s’il y avait peu de monde dans les rues, je ne me suis pas sentie en danger. On n’y voit guère de personnes errantes ou faisant la manche.
Toute la ville est délabrée, mais pas sale, et les deux côtés des rues sont entièrement occupés par des voitures garées. L’architecture athénienne est simple, principalement blanc cassé, et on voit souvent des maisons en mauvais état.
À la fin du mois de septembre, l’air d’Athènes est sec et très poussiéreux, et sa qualité est moyenne. Sur la colline de l’Acropole, le vent est extrêmement fort : il faisait souvent vaciller ma main lorsque je tenais mon téléphone, et j’avais fréquemment de la poussière dans les yeux.
Athènes compte également beaucoup de chats, mais ils ne sont pas aussi détendus que ceux d’Istanbul. La première fois que j’ai essayé d’en caresser un, il m’a griffée. J’ai eu tellement peur que je n’ai plus osé que les contempler de loin sans les toucher.
Au Yellow Hostel, j’ai admiré l’Acropole au crépuscule. À la fin du mois de septembre, allez-y vers 19 heures dès l’ouverture : le soleil commence tout juste à se coucher. De plus, les prix sont très raisonnables et ne deviennent pas exorbitants sous prétexte qu’il s’agit d’un rooftop.
Conclusion : Athènes est une ville accueillante qui offre un excellent rapport qualité-prix. J’y retournerai sans aucun doute ! C’est un avis très positif venant de moi, car, en général, je n’ai pas envie de visiter deux fois la même ville.
