Mon impression, c’est que le français est vraiment trop difficile !
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Revenons au sujet.
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Si je me suis inscrite cette fois-ci à l’examen de français, c’est parce qu’à la fin de l’année dernière, en faisant le bilan de mes résultats de l’année, je me suis rendu compte que je n’avais atteint aucun de mes objectifs. J’ai donc voulu me mettre un peu la pression : je n’ai jeté qu’un coup d’œil au format des épreuves du DALF C1 avant de m’y inscrire sur un coup de tête. Je me considère comme quelqu’un qui aime prendre des risques, mais cette fois-ci, j’ai tout de même placé la barre un peu trop haut. J’ai été trop dure avec moi-même, après tout, cela ne fait que trois ans que j’apprends le français en partant de zéro.
Ces trois derniers mois m’ont permis de mieux comprendre cette langue et la culture qu’elle véhicule. Comparé à l’anglais, simple et direct, le français est plus complexe, plus implicite, et même plus hiérarchisé.
La hiérarchie
La hiérarchie, je la connaissais déjà dans le monde du travail, mais elle est également omniprésente dans la langue française. On ne se tutoie pas à la légère : en général, il faut d’abord se mettre d’accord et demander : « On peut se tutoyer ? » Ce n’est qu’après que l’on peut employer le « tu » librement. De la même manière, le langage de la rue n’a pas sa place dans les situations formelles.
La complexité
« Oui, mais… » En français, rien n’est jamais tout blanc ou tout noir. Dès que l’on défend une idée, il faut en présenter les arguments favorables, puis les arguments contraires. C’est ce qu’on appelle « nuancer », une notion essentielle que tout apprenant du français doit maîtriser.
L’implicite
Nul besoin d’en dire trop. Celui qui parle semble savoir ce qu’il veut dire, tout en donnant parfois l’impression de ne pas vraiment le savoir ; celui qui écoute semble avoir compris, tout en restant dans le doute. Et mille pensées finissent par se résumer en quelques mots : « Voilà… Bon… Bah… »
En somme, c’est en apprenant le français que j’ai compris à quel point l’anglais était simple. En tant qu’outil de communication, l’anglais est effectivement d’une grande efficacité. Mais le français possède aussi une beauté évocatrice qui lui est propre — vous l’avez remarqué ? Sans même m’en rendre compte, je suis déjà en train de nuancer mon propre point de vue.
Par exemple, ce que l’on pourrait appeler un « pays d’immigration » devient en français un « pays d’accueil » — le pays qui vous accueille. Et pour parler de sa compagne, on peut dire « la femme de ma vie » — cette femme unique qui partage ma vie.
