La préparation au DALF C1 et le déroulement de l’examen sont éprouvants, mais, en réalité, il n’est pas difficile de le réussir : il suffit d’obtenir plus de 50 points au total et plus de 5 points à chaque épreuve. Il est donc possible d’avoir des résultats très inégaux selon les compétences (par exemple, j’ai moi-même obtenu 22 points en compréhension écrite et 8 points en compréhension orale).

Dans l’ensemble, cet examen m’a paru très abstrait, notamment pour les raisons suivantes :

La plupart des sujets abordés demandent beaucoup de réflexion : la protection de l’environnement, les technologies, l’être humain et la nature, le végétarisme, etc.

Que ce soit en compréhension orale ou écrite, il y a beaucoup de questions subjectives, c’est-à-dire sans réponse standard. Même pendant la préparation, on ne sait pas toujours par où commencer et on a souvent l’impression que plusieurs réponses différentes pourraient être justes. Cela ne ressemble pas à l’IELTS, où la plupart des questions sont des QCM précis.

Une très grande importance est accordée à la capacité d’examiner les problèmes de manière dialectique, autrement dit à nuancer. Un point de vue ne doit pas être tout blanc ou tout noir : après avoir présenté les aspects positifs, il faut aussi mentionner les aspects négatifs, ce qui est particulièrement important à l’écrit et à l’oral.

Pour moi, réussir le C1 n’est qu’un point de départ. Cela m’a donné davantage d’assurance pour prendre la parole dans la vie quotidienne et au travail, mais je devrai continuer à travailler la compréhension et l’expression orales. En effet, les échanges approfondis entre Français comportent énormément de références. Cela dit, la préparation à l’examen m’a réellement permis de mieux comprendre la culture française, ce qui était d’ailleurs ma motivation première.

Si votre objectif est simplement de communiquer plus facilement au quotidien, je ne recommande pas vraiment de passer le C1 : le B2 suffit. La préparation et le format de l’examen du C1 sont beaucoup trop éprouvants et peu adaptés aux capacités humaines — le jour de l’examen, j’ai passé les épreuves de 9 h 30 à 16 h 30 — et le registre employé est trop académique. En revanche, si vous souhaitez vous lancer un défi ou si vous avez déjà un niveau supérieur au B2, je vous conseille de viser directement le C2, dont le format d’examen est plus simple, même s’il exige bien sûr une meilleure maîtrise globale de la langue.