Il y a quelques jours encore, j’ai publié un post pour me plaindre de mon centre d’examen : à cause de la canicule, ils avaient décidé de fermer sans me prévenir. Résultat, j’ai passé une heure dans le métro, puis marché dix minutes sous une chaleur écrasante de 42 degrés, avant de découvrir, une fois arrivée devant la porte, qu’ils étaient fermés.

Par la suite, je leur ai demandé de me l’envoyer par courrier. L’envoi postal s’est révélé bien plus efficace que la prise de rendez-vous pour aller le récupérer : j’ai payé les frais de port le 29 et reçu mon diplôme le 6, soit exactement une semaine plus tard. Si vous passez votre examen au centre de Montreuil, choisissez donc directement l’envoi postal : cela vous épargnera vraiment bien des tracas. En effet, il n’est possible de venir le chercher en personne que le mercredi et le jeudi. Désormais, chaque fois que l’envoi postal sera proposé, je refuserai catégoriquement de me déplacer. L’administration française est réputée pour son inefficacité, et il y a beaucoup trop d’imprévus indépendants de notre volonté.

Cela dit, lorsque j’ai reçu ce simple diplôme, une feuille toute fine, j’ai tout de même ressenti beaucoup d’émotion. Même si j’ai encore l’impression que mon français est moins naturel et moins fluide que mon anglais — après tout, je ne l’étudie que depuis trois ans et le français est tellement plus difficile que l’anglais —, avoir ce papier entre les mains m’a tout de même procuré un sentiment de satisfaction.

Comparé à tant de choses qui échappent à notre contrôle, l’apprentissage a toujours été pour moi un précieux moyen de progresser : à condition de travailler suffisamment, on finit toujours par obtenir des résultats. Trois mois avant de passer le C1, mon niveau de français se situait encore à peu près entre le B1 et le B2. À l’époque, après en avoir discuté avec plusieurs amis qui avaient déjà passé l’examen, tous m’ont dit qu’avec un peu de préparation, le B2 ne devrait pas poser de problème, mais que le C1 restait assez incertain.

En les entendant, j’étais un peu inquiète, mais aussi quelque peu piquée au vif. C’est alors que la version « risk taker » de Wendy est entrée en scène. D’après mon expérience, j’ai souvent réussi, grâce à mes propres efforts, à rendre possible ce qui semblait impossible. Je me suis donc dit : « Donne tout et tente le coup ; qui sait, tu réussiras peut-être ? » Parfois, il faut donc savoir être plus courageux et oser aller de l’avant.

Après cet examen de français, je ne pense pas en repasser avant longtemps. Pour le second semestre de cette année, mes objectifs sont d’améliorer ma maîtrise de l’IA et de profiter pleinement de la vie.