Depuis la fin de mon stage en mars dernier, notre cérémonie de remise des diplômes a enfin eu lieu en avril de cette année. Je ne sais pas pourquoi elle n’a été organisée qu’un an après la fin de nos études. Peut-être fallait-il attendre que la plupart des étudiants trouvent un stage et soutiennent leur mémoire de stage, ou que les étudiants des autres écoles du groupe suivent le même parcours. Outre EPITA, ce groupe éducatif (IONIS) comprend notamment EPITECH, ISEFAC et IPSA. Quoi qu’il en soit, le grand amphithéâtre était pratiquement plein, car, en plus des étudiants, les familles et les amis invités étaient également présents.

Hier, le déroulement était le suivant : l’entrée dans la salle et l’installation ont commencé à 13 h 15. Les familles et amis invités étaient placés dans une zone différente de celle des diplômés. Nous nous sommes assis librement dans l’espace réservé à notre spécialité, et une tenue ainsi qu’une toque de diplômé étaient déposées sur chaque siège. La cérémonie a officiellement commencé à 14 heures. Le maître de cérémonie a assuré les transitions et invité plusieurs responsables et représentants des étudiants à prendre la parole. Puis, les étudiants de chaque école sont montés sur scène, répartis par promotion et par établissement. Avant de monter, chacun de nous a reçu une feuille symbolisant le diplôme. Nous avons serré la main des responsables, puis tout le groupe est resté debout sur scène, tandis qu’un photographe nous prenait en photo de manière très informelle avec un téléphone et un éclairage.

La cérémonie s’est terminée à 16 h 30. Nous sommes ensuite sortis de l’amphithéâtre pour assister au cocktail et récupérer au passage notre diplôme officiel. Il faut bien dire que l’organisation était particulièrement chaotique : tout d’abord, aucun panneau n’indiquait précisément où retirer les diplômes et, au bout des files d’attente, rien ne permettait non plus de distinguer les différentes écoles et spécialités.

Il m’est difficile de décrire ce que j’ai ressenti hier. Plus que le sentiment d’avoir accompli quelque chose, j’ai surtout éprouvé une sorte de vide. En voyant autant de diplômés assis dans l’amphithéâtre, j’ai compris pourquoi tant de mes camarades n’avaient toujours pas trouvé de travail un an après la fin de leur stage. En revoyant des camarades autrefois proches, à part nous saluer avec le sourire et nous dire « congratulations », nous ne semblions pas avoir grand-chose à nous raconter, car chacun mène sa propre vie et affronte ses propres difficultés.

Plus que la cérémonie d’hier, qui ressemblait à une simple formalité, je me souviens du chemin du retour après ma soutenance de stage, il y a un an. Je me suis soudain mis à rire en me disant intérieurement : « J’ai réussi, j’ai réussi. » La joie que j’éprouvais alors était le fruit d’innombrables jours et nuits de travail acharné. Ce n’était pas un diplôme qui en apportait la preuve, mais la double reconnaissance de mes efforts, par moi-même et par le monde extérieur.