Je continue ici à partager mes impressions après ma visite à VivaTech ce week-end.
Dans l’espace taïwanais, j’ai mangé un ramen Ippudo préparé par une machine (vendu 13 euros, mais comme il s’agissait d’un plat précuisiné, le goût était tout de même moins bon que celui d’un ramen fraîchement préparé) et bu un thé au lait thaï préparé par une machine 🧋. Le thé au lait était savoureux, quoique légèrement trop sucré, et les perles de tapioca étaient très moelleuses. Il coûtait environ 6 à 7 euros. D’après le fondateur, les machines préparant du thé au lait et des ramen sont déjà très répandues aux États-Unis et en Corée, et il compte désormais se lancer sur le marché européen. Je trouve le concept très intéressant et il permet certainement de réduire les coûts d’exploitation. Je crains simplement que les machines ne soient vandalisées en France et que, si les prix ne sont pas nettement plus avantageux, les Français préfèrent probablement du thé au lait fraîchement préparé par une personne.
Dans l’espace Samsung, j’ai découvert une expérience utilisant l’IA pour analyser le cuir chevelu. Il y avait énormément de monde dans la file d’attente, alors que j’avais déjà testé le même type de service un an auparavant dans l’espace hongkongais, où personne ne faisait la queue. Ainsi, même pour des produits ou services similaires, une mise en scène plus impressionnante et une présentation plus esthétique ont bel et bien une influence sur les ventes. Dans le même espace, il y avait aussi un dispositif permettant de photographier les animaux de compagnie afin de détecter d’éventuelles maladies. Même si leur démonstration était très abstraite, je pense que ce type de service connaîtra forcément un immense succès à l’avenir, compte tenu de l’essor de l’économie liée aux animaux de compagnie.
Les équipements de réalité virtuelle restent très encombrants. Les lunettes de Meta et Ray-Ban permettent de prendre des photos, de filmer et d’écouter de la musique, mais elles restent assez gadgets.
L’espace AWS présentait un service cloud permettant de convertir en temps réel les formats horizontal et vertical. Cela devrait être très utile au secteur du streaming, car il permet de répondre simultanément aux besoins des utilisateurs sur ordinateur et sur téléphone.
Ce jour-là, en parcourant le salon, je suis également tombée sur l’un de mes anciens professeurs à EPITA. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit lui qui me reconnaisse en premier. J’imagine que l’étudiante que j’étais à l’époque, tellement éprouvée par sa reconversion qu’elle était sur le point d’abandonner ses études, lui a laissé une impression très forte (comme il était responsable de la promotion, j’étais allée lui parler une première fois lorsque j’envisageais d’abandonner mes études, puis une seconde fois lorsque je souhaitais passer de la cybersécurité à la data science ; à bien y réfléchir, il a donc aussi été mon mentor).
Il m’a dit qu’il avait fondé avec un autre professeur une start-up spécialisée dans les formations technologiques et qu’il avait donc été invité à faire une présentation. Paris est vraiment petit : on y croise régulièrement des connaissances. L’année dernière, lorsque j’avais participé au salon, j’étais également tombée sur un camarade d’EPITA.
