Voici ce qui s’est passé : depuis que j’ai reçu les résultats de mon examen de français, j’ai pris plusieurs rendez-vous avec le centre d’examen de Montreuil pour aller chercher mon certificat de niveau C1. Les deux premières fois, le centre était en congé, si bien que je n’ai jamais réussi à trouver un créneau qui convenait.
Il y a un mois, j’ai de nouveau envoyé un courriel au centre d’examen et pris rendez-vous pour aller chercher mon certificat sur place jeudi dernier dans l’après-midi. Comme j’avais déjà repris le travail, j’avais même posé une demi-journée de congé spécialement pour cela. À l’époque, le centre d’examen m’avait répondu pour confirmer mon rendez-vous.
Mais ce jour-là, il se trouve qu’il y avait justement une canicule et que la température avait atteint 42 degrés. Après une heure de métro et dix minutes de marche sous une chaleur de 42 degrés, je suis finalement arrivée devant le centre d’examen. Je n’y ai trouvé qu’une porte fermée et une feuille blanche fixée avec du gros ruban adhésif, sur laquelle figurait une seule phrase manuscrite : en raison de la canicule, le centre d’examen est fermé jusqu’à la semaine prochaine.
Aucune explication, aucun appel, aucun SMS, aucun courriel pour me prévenir. À ce moment-là, j’ai compris le sous-entendu de cette phrase ainsi : nous ne supportons pas cette chaleur extrême, mais vous, nous nous moquons de ce qui peut vous arriver ; débrouillez-vous.
Honnêtement, j’en suis encore sous le choc. Cela fait presque trois ans que je suis en France, et je ne sais même plus combien de fois les démarches administratives m’ont mise hors de moi.
Une fois rentrée chez moi, j’ai écrit calmement un courriel pour dénoncer leur manquement et demander au centre d’examen de m’envoyer mon certificat par la poste en prenant les frais à sa charge. Bien entendu, le centre m’a répondu et s’est excusé. Il m’a indiqué que l’envoi postal était possible, mais que je devais payer moi-même les 10 euros de frais de port. Après avoir pesé le pour et le contre, j’ai finalement payé ces 10 euros et je n’ai pas déposé d’autre réclamation.
J’aimerais vous poser la question : qu’auriez-vous fait à ma place ? Auriez-vous payé ces 10 euros pour recevoir le certificat, ou auriez-vous continué à défendre votre position ?
