Il y a quelques jours, j’ai reçu mes résultats au DALF C1 : j’ai obtenu 17/25 à l’oral, soit ma deuxième meilleure note parmi les quatre épreuves. Comme certains aimeraient savoir comment améliorer leur note à l’oral en français, je vais expliquer aujourd’hui comment j’ai rapidement progressé à partir du niveau B1 en trois mois. L’oral et l’écrit étant tous deux des exercices de production, l’accumulation de ressources linguistiques et la préparation à l’examen s’influencent mutuellement. Je vais donc les aborder ensemble. La seule différence est qu’à l’oral, l’accent est mis sur la fluidité et l’interaction avec les examinateurs, tandis qu’à l’écrit, il porte davantage sur l’orthographe et la langue écrite.
Préparation en amont
Avant de parler des techniques propres à l’examen, je tiens tout de même à souligner l’importance de l’exposition préalable à la langue. En effet, les informations que nous sommes capables de produire sont toujours moins nombreuses que celles que nous pouvons comprendre lorsque nous les recevons. Cette phase d’exposition prend donc davantage de temps, et elle est suivie d’une période silencieuse avant que l’on puisse parler couramment. Dans mon cas, elle a duré environ deux ans et demi, ce qui est assez long. Je consacrerai plus tard une autre note aux méthodes permettant d’accumuler des expressions sans effort durant cette première phase.
Préparation à l’examen
Constituer une banque de ressources linguistiques par thème
Pour cette partie, vous pouvez donner les thèmes à une IA et lui demander de générer des arguments, ou bien envisager d’utiliser le corpus dont je me suis servie, dont le lien figure ci-dessous. Il n’est pas nécessaire de mémoriser le contenu à cette étape : il suffit de le parcourir trois ou quatre fois et d’en retenir autant que possible. L’objectif principal est de se familiariser avec les tournures du niveau C1, notamment avec la capacité à nuancer, particulièrement valorisée au DALF, et d’accumuler des expressions.
S’entraîner avec une IA, thème par thème
J’ai commencé à discuter avec une IA en janvier. Au début, je bavardais surtout librement avec elle, puis j’ai commencé à m’entraîner thème par thème. L’avantage, c’est que ce professeur est disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, qu’il est extrêmement patient et qu’il apporte énormément de soutien émotionnel. Au départ, je devais réfléchir très longtemps avant de prononcer chaque phrase. Après deux mois d’entraînement, j’ai clairement senti que mon temps de réaction avait diminué, que je parlais avec plus de fluidité et que mon vocabulaire s’était également enrichi. Lorsque vous bloquez pendant un exercice, il faut apprendre à reformuler. Par exemple, si vous ne savez pas comment dire « ascenseur », vous pouvez dire « une machine dans un immeuble qui nous aide à monter et à descendre les étages ». Cela permet d’améliorer la fluidité, et les locuteurs natifs utilisent eux aussi souvent cette méthode. J’ai commencé assez tard à m’entraîner à l’oral avec une IA ; si j’avais commencé plus tôt, j’aurais sans doute encore davantage progressé.
Noter ses phrases incorrectes et les revoir régulièrement
Cette étape est très importante ! Lorsque je m’exprimais durant l’étape précédente, je faisais beaucoup d’erreurs. Le jour même, je commençais donc par relire les corrections. Le lendemain, je recopiais dans un carnet les courtes phrases corrigées par l’IA et je soulignais précisément les formulations dans lesquelles je m’étais trompée. Je les révisais dans le métro en allant au travail. En général, je revoyais les phrases incorrectes datant de deux jours auparavant, puisque je me souvenais encore des erreurs commises la veille. Au bout du compte, j’ai revu presque chaque phrase incorrecte cinq fois. Si les ressources linguistiques de l’étape 1 constituent une première accumulation, cette étape permet de créer sa propre banque de ressources. À mon avis, elle est encore plus importante que l’étape 1. La difficulté, c’est qu’il faut impérativement tout faire soi-même : commencer par parler, puis corriger ses erreurs et enfin mémoriser les nouvelles formulations. C’est assez éprouvant intellectuellement.
